La dette

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La dette des Francais

Qu’est ce que la dette publique ?
Quel est le montant de la dette par Français ?
Qui détient notre dette ?
Comment en est on arrivé là ?
Comment rembourser le dette ?

Qu’est ce que la dette publique :

La dette publique d’un pays est le total des dettes de l’État, des collectivités territoriales et des organismes publiques (Sécurité sociale…) d’un pays envers les banques, entreprises ou autres États.

La dette publique correspond à l’ensemble des engagements financiers pris sous forme d’emprunts par l’Etat, les collectivités publiques et les organismes qui en dépendent directement. 

La dette publique évolue constamment au rythme des remboursements d’emprunts effectués par l’Etat et les administrations publiques et des nouveaux emprunts qu’ils contractent pour financer leurs déficits.

Le montant de dette publique de la France est de de 2350 milliard d’€, soit 36 000€ par habitant. Elle augmente de 2665 € toute les  secondes.

https://www.insee.fr/fr/metadonnees/definition/c1091

https://www.insee.fr/fr/statistiques/3685375#consulter

Publications récentes sur la dette publique

Encours de la dette négociable depuis 2015

En milliards d’euros

2019-02_enc_det_fr.png

Source : Agence France Trésor
[Bulletin mensuel de l’Agence France Trésor]

Courbe des taux sur titres d’État français

valeur en fin de mois, en %

2019-02_courbe_taux_fr.png

source : Bloomberg
[Bulletin mensuel de l’Agence France Trésor ]

 

Détention des titres de la dette négociable de l’État par groupe de porteurs au troisième trimestre 2018

structure exprimée en valeur de marché

2018-trim3_porteurs_fr2.png

Source : Banque de France
[Bulletin mensuel de l’Agence France Trésor ]

 

Détention par les non-résidents des titres de la dette négociable de l’État au troisième trimestre 2018

en % de la dette négociable

2018-trim3_non_res_fr.png
(*) Chiffres établis avec les positions titres trimestrielles
(**) Chiffres révisés avec la position titres du dernier rapport annuel

source : Banque de France
[Bulletin mensuel de l’Agence France Trésor]

Plus d’informations sur l’historique des données sur le site de la Banque de France.

 

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https://www.insee.fr/fr/statistiques/2830301#graphique-Donnes

À la fin du quatrième trimestre 2014, la dette publique s’établit à  2 037,8 milliards d’euros. Comme le montre le graphique ci-dessus,  79 % de la dette publique provient de l’État. Les administrations publiques locales (collectivités territoriales) et les organismes de Sécurité sociale représentent respectivement 9 % et 11 % de la dette publique. L’État seul accumule 1 610,2 milliards d’euros de dette à cette date (75,1 % du PIB). Rappelons que les critères européens exigent que la dette publique des pays membres ne dépasse pas la norme de 60 % du PIB.

Pour rembourser la part de sa dette arrivant à échéance, L’État emprunte de l’argent sur les marchés financiers notamment par le biais d’obligations du Trésor (OAT) pour financer son déficit. L’argent nécessaire pour couvrir ces besoins est appelé le besoin de financement. En 2014, le besoin de financement de l’État était de 84,8 milliards d’euros dont 74,7 milliards d’euros pour le seul déficit de l’Etat. C’est l’Agence France Trésor (AFT) qui gère la dette de ce dernier.

A savoir
Depuis quinze ans, la dette publique s’est largement accrue. Elle est passée de 55 % du PIB en décembre 1995 à  95 % en décembre 2014.

Qui détient la dette publique ? 

Les non-résidents sont les principaux détenteurs de la dette publique française.

Selon les chiffres publiés par l’Agence France Trésor (AFT), parmi les détenteurs de la dette publique, on trouve 64 % de non-résidents (à fin décembre 2014) tous titres de créances négociables confondus (BTF, BTAN, OAT) émis par l’État. 
 Une proportion en hausse sensible depuis la fin du XXème siècle (en 1993, seul un tiers de la dette publique française était détenu par des non-résidents).
 Pour l’essentiel il s’agit d’investisseurs institutionnels (fonds de pensions et fonds d’assurance notamment), mais aussi de fonds d’investissements souverains, de banques, voire de fonds spéculatifs. Il n’existe pas d’information publique détaillée à ce sujet.

Ce sont d’ailleurs également des banques et des investisseurs institutionnels (principalement les fonds d’assurance vie) que l’on retrouve parmi les principaux détenteurs résidents de la dette publique française. L’État français emprunte donc environ un tiers de sa dette aux banques et sociétés financières nationales. Près de 20 % sont détenus par des compagnies d’assurance, qui « achètent » des titres de dette française pour les placements d’assurance vie. Les particuliers sont donc indirectement détenteurs d’une partie significative de la dette publique française. Les banques françaises en détiennent environ 10 %. C’est moins que dans les autres pays européens. Une étude publiée en avril 2011 par la Fondation pour l’innovation politique (Fondapol) fournit des éléments de comparaisons internationales intéressants. Les pays de la zone euro font davantage appel aux investisseurs étrangers que le Japon, les États Unis ou le Royaume Uni. Au sein de la zone Euro, la France (70 %) vient en 4ème position derrière l’Irlande (85 %), le Portugal (75 %) et la Grèce (71 %). L’Allemagne est à 53 %, l’Italie et l’Espagne à 44 %.

La dette publique correspond à l’ensemble des engagements financiers pris sous forme d’emprunts par l’Etat, les collectivités publiques et les organismes qui en dépendent directement. 

La dette publique évolue constamment au rythme des remboursements d’emprunts effectués par l’Etat et les administrations publiques et des nouveaux emprunts qu’ils contractent pour financer leurs déficits.

Si le déficit est un flux, la dette est un stock

Les ressources sont constituées par les impôts, les taxes, et autres recettes non fiscales (par les dividendes des entreprises dont l’État est actionnaire).

Les dépenses intègrent non seulement les dépenses courantes de fonctionnement(salaires, achats de fournitures et de services…),  les opérations de redistributions(aides, bourses, minimas sociaux…) mais aussi les investissements (travaux d’équipement, acquisitions immobilières et mobilières des collectivités locales…) et les dépenses en capital (charges de la dette des différentes administrations publiques par exemple).

Répartition de la dette par administrations publiques

À la fin du quatrième trimestre 2017, la dette publique s’établit à  2 218 milliards d’euros. Comme le montre le graphique ci-dessus,  80 % de la dette publique provient de l’État. Les administrations publiques locales (collectivités territoriales) et les organismes de Sécurité sociale représentent respectivement 9,1 % et 10,2 % de la dette publique. L’État seul accumule 1 779 milliards d’euros de dette à cette date.
Rappelons que les critères européens exigent que la dette publique des pays membres ne dépasse pas la norme de 60 % du PIB (alors qu’elle est de 97 % du PIB en France).

Pour rembourser la part de sa dette arrivant à échéance, L’État emprunte de l’argent sur les marchés financiers notamment par le biais d’obligations du Trésor (OAT) pour financer son déficit. L’argent nécessaire pour couvrir ces besoins est appelé le besoin de financement. En 2015, le besoin de financement de l’État était de 191 milliards d’euros (pour financer le déficit et refinancer la dette arrivée à maturité). C’est l’Agence France Trésor (AFT) qui gère la dette de l’Etat.

Mesurer l’endettement public

Pour mesurer la dette publique, on la rapporte au produit intérieur brut (PIB). Ainsi, on peut comparer la dette publique à la taille de l’économie.

Dette au sens de Maastricht des administrations publiques

Qui détient la dette publique ? 

À la différence des entreprises ou des ménages, les collectivités publiques ne financent pas leur dette principalement en faisant appel à du crédit bancaire mais en émettant des titres financiers (surtout des obligations) sur les marchés financiers.  Pour financer la dette publique, l’État émet des titres de créances négociables sur les marchés financiers sur une durée plus ou moins longue. Cela va des Bons du Trésor à taux fixe (BTF) aux Bons du Trésor à intérêt annuels (BTAN) en passant par les Obligations Assimilables du Trésor (OAT) qui constituent la forme privilégiée du financement à long terme de l’État (échéances pouvant dépasser dix ans).

Les non-résidents sont les principaux détenteurs de la dette publique française

Détention de la dette de l'état Français

Selon les chiffres publiés par l’Agence France Trésor (AFT), parmi les détenteurs de la dette publique, on trouve 54 % de non-résidents (juillet 2018) tous titres de créances négociables confondus (BTF, BTAN, OAT) émis par l’État. Une proportion en hausse sensible depuis la fin du XXème siècle (en 1993, seul un tiers de la dette publique française était détenu par des non-résidents), mais en baisse par rapport à 2009 (67 %).
Pour l’essentiel il s’agit d’investisseurs institutionnels (fonds de pensions et fonds d’assurance notamment), mais aussi de fonds d’investissements souverains, de banques, voire de fonds spéculatifs. La situation française ne diffère pas fondamentalement de celle des autres pays européens. En 2016, presque la moitié de la dette publique allemande était détenue par des non-résidents, une proportion similaire à celle de l’Espagne. A Malte, seulement 10 % de la dette publique était (en 2016) détenue par des non-résidents, contre 80 % à Chypre (la proportion la plus élevée en Europe).

Les particuliers, détenteurs indirects de la dette publique française

Ce sont d’ailleurs également des banques et des investisseurs institutionnels que l’on retrouve parmi les principaux détenteurs résidents de la dette publique française.
L’État français emprunte donc environ un tiers de sa dette aux banques et sociétés financières nationales.  18 % de la dette publique est détenue par des compagnies d’assurance, qui « achètent » des titres de dette française pour les placements d’assurance vie. Les particuliers sont donc indirectement détenteurs d’une partie significative de la dette publique française. Les banques françaises en détiennent environ 7 %.

Qui détient de la dette française?

Il n’existe pas d’information publique détaillée sur la décomposition des détenteurs de la dette de la France.

Selon les chiffres de l’AFT, fin mars 2015, 64,4% des détenteurs de la dette publique française sont des «non-résidents». La définition de «non-résident» est floue: un investisseur français qui a investi dans un fonds britannique par exemple sera comptabilisé comme un investisseur britannique…

La proportion d’investisseurs étrangers dans la dette de l’État français s’est stabilisée depuis la deuxième moitié de l’année 2013, mais reste bien plus élevée qu’avant la crise de 2008. Il s’agit d’investisseurs institutionnels, comme des fonds de pensionset des fonds d’assurance notamment, mais ce sont aussi des fonds d’investissement souverains, des banques, ou des fonds spéculatifs.

La dette publique française est donc essentiellement placée sur les marchés financiers internationaux, ce qui est une caractéristique particulière de la France et de la zone euro dans son ensemble.

 

L’autre tiers de la dette française est détenue par des sociétés financières françaises: beaucoup plus par des assurances que par des banques. Presque 20% de la dette de la France est ainsi détenue par des compagnies d’assurance, qui achètent des titres de dette française pour leurs placements d’assurance-vie. Autrement dit, les Français ditennent indirectement une part de la dette française. Les banques françaises, elles, détiennent un peu moins de 10% de la dette nationale, un taux plus faible que dans les autres pays européens.

L’agence Reuters a recencé les 50 plus gros détenteurs de la dette de la France. Parmi les plus importants investisseurs français, figurent Axa Investment, Allianz Global Investors, MMA Finance, CM-CIC AM, BNP Paribas AM, CNP Assurances, Amundi France, etc.

• La répartition par pays

Voici les données du FMI, à fin 2014.

 

• Les notations de la dette de long terme de la France

Les obligations ont pour principal avantage d’être un placement sûr: le rendement est stable et prévisible. Exemple: un créancier achète 1 million d’euros de dette française, à 3% sur 10 ans. Chaque année, pendant 10 ans, il recevra 3% d’intérêt (30.000 euros) et dans dix ans, il récupèrera son million d’euros. Au final, il aura gagné 300.000 euros. Le seul risque que prend le créancier, c’est que l’émetteur fasse défaut. Or un État fait rarement faillite. Et, aux yeux des agences de notation, la France est un pays solide.

 

• Les taux des obligations émises par l’État

Les taux des obligations françaises sont historiquement bas. Ils sont même négatifs pour certaines échéances! Cela signifie que certains acheteurs de la dette françaises sont prêts à payer pour détenir de la dette française, pour diversifier et assainir leurs portefeuilles. A priori, il s’agit d’un simple dysfonctionnement du marché, temporaire. Mais l’anomalie s’est installée. Les premiers taux négatifs ont été constatés sur les taux courts (échéances de moins d’un an) dès 2012 en Europe, mais ils se sont dangereusement étendus aux taux longs (jusqu’à 7 ans) aussi au printemps dernier.

Le tableau des pourcentages concerne les non-résidents. Pour une meilleure lecture des résultats, nous avons tout remis au même niveau dans le tableau qui suit :

 Détenteurs de la dette de l’État % % %
Banque de France19,2

France

45,4

Zone euro

73,9

Assureurs français19,5
Banques françaises6,7
Zone euro hors France28,5 
Europe hors zone euro (RU, Suisse, Norvège, …)4,6  
Asie6,9  
Amérique4,9  
Non ventilés (réserves de change, …)9,7  
Total100  

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